vendredi 29 mai 2015

Bring Me To Life

Cette chanson, c'est celle qui a bercé le début de notre relation et qui lui sera toujours associé...

Et les paroles nous vont étrangement bien...





Comment peux-tu lire à travers mes yeux comme à travers
des portes ouvertes ?
Te menant au plus profond de moi
Lorsque je suis devenue si engourdie, sans âme
Mon esprit dormant dans un endroit froid
Jusqu’à ce que tu finisses par le retrouver et que tu le
ramènes à la maison

(Réveille-moi)
Réveille-moi de l’intérieur
(Je ne peux pas me réveiller)
Réveille-moi de l’intérieur
(Sauve-moi)
Appelle mon nom et sauve-moi des ténèbres
(Réveille-moi)
Ordonne à mon sang de couler
(Je ne peux pas me réveiller)
Avant que je sois détruite
(Sauve-moi)
Sauve-moi du rien que je suis devenue

Maintenant que je sais ce qui me manque
Tu ne peux pas me laisser
Respire en moi et rends-moi réelle
Ramène-moi à la vie

(Réveille-moi)
Réveille-moi de l’intérieur
(Je ne peux pas me réveiller)
Réveille-moi de l’intérieur
(Sauve-moi)
Appelle mon nom et sauve-moi des ténèbres
(Réveille-moi)
Ordonne à mon sang de couler
(Je ne peux pas me réveiller)
Avant que je sois détruite
(Sauve-moi)
Sauve-moi du rien que je suis devenue

Ramène-moi à la vie
(J’ai vécu dans un mensonge, il n’y avait rien à
l’intérieur)
Ramène-moi à la vie

Gelée de l’intérieur sans ta présence, sans ton amour,
chéri
Seulement toi peut représenter la vie à travers la mort

(Toute cette vision je ne peux pas croire que je ne pouvais
pas voir,
Maintenue dans les ténèbres alors que tu étais en face de
moi)
C’est comme si que j’avais dormi durant un millier
d’années
Je dois ouvrir les yeux
(Sans une pensées, sans une voix, sans une âme
Ne me laisse pas mourir ici
Il doit y avoir quelque chose de plus)

Ramène-moi à la vie

(Réveille-moi)
Réveille-moi de l’intérieur
(Je ne peux pas me réveiller)
Réveille-moi de l’intérieur
(Sauve-moi)
Crie mon nom et sauve-moi des ténèbres
(Réveille-moi)
Ordonne à mon sang de couler
(Je ne peux pas me réveiller)
Avant que je sois détruite
(Sauve-moi)
Sauve-moi du rien que je suis devenue

Ramène-moi à la vie
(J’ai vécu dans un mensonge, il n’y avait rien à
l’intérieur)
Ramène-moi à la vie
Ramène-moi à la vie.


jeudi 28 mai 2015

J'suis quand même là

J'aimerai partager avec elle tout ce qui m'arrive. C'est une période de transition qui s'annonce fantastique bien que flippante. J'ai les épaules solides et les gens croient en moi. J'ai trois mois pour changer de vie et j'aimerai qu'elle soit à mes côtés.

Mais si j'ai visiblement bien des talents, je n'ai pas celui de l'aimer comme il lui convient, et je tends la main vers elle en vain.

Je ne vois pas comment une vie pourrait être réussie si elle n'est pas là pour m'aimer.

Je suis heureux de ce que je vois arriver, des projets artistiques et professionnels, de la confiance que l'on m'accorde et je suis infiniment triste de la savoir loin de moi.

Je vais l'attendre, attendre qu'elle veuille m'aimer à nouveau, et j'essaierai de lui prouver que ça en vaut la peine. Il n'y aura jamais qu'elle dans ma tête, mes tripes, mon coeur et mon âme.. Je suis là même si elle ne veut plus de moi.. Je serai toujours là...

En attendant, la vie m'offre mes rêves sur un plateau... Alors en route pour l'aventure... Bangaaa.



mardi 26 mai 2015

Demain, ce sera grand, beau et merveilleux

Je ne suis pas malheureux. Il faut reconnaitre que je ne m'explique pas ce phénomène alors que la femme que j'aime a décidé de me mettre à distance et me priver d'amour et que je n'aurai bientôt plus de boulot.
Paradoxalement, je ne me fous de rien. Tout m'impacte, tout est important mais rien ne m'affaiblis.

Parce que je commence à avoir l'habitude de changements de situation à répétition, d'être mis à distance et de changer de boulot...
Même si j'aimerai vraiment un peu de sécurité et surtout un peu de stabilité. Mais visiblement, c'est beaucoup demander.

Mes émotions ont fait un saut dans le vide ces derniers temps, j'ai ressentis une douleur si vive que je crois que quelque chose s'est modifié en moi. J'ai pris le parti d'accepter ce qui arrive, ne plus lutter contre et d'attendre de voir ce que l'avenir va m'apporter. De toute façon, on ne se bat pas contre les gens, ça ne sert à rien. Et ça ne sert à rien de vouloir convaincre quelqu'un qu'on l'aime et qu'on peut être génial. Si ce qui vécu termine au fond de la poubelle, il faut suivre une autre route.

J'ai fait dernièrement d'incroyables rencontres qui amènent de nouveaux espoirs et de superbes projets, il me faut focaliser sur cela, c'est impératif. De toute façon, vu que je n'aurai plus visiblement l'occasion de lui prouver mon amour, je vais avoir du temps pour écrire et galoper sur mon poney... Même si un poney tout seul ça a vachement moins de sens qu'avec Elle.
Mais je refuse catégoriquement de cesser de ressentir, maintenant que j'y arrive beaucoup plus facilement et je refuse de cesser de ressentir les belles choses par peur... La peur je l'emmerde, la mienne et celle des autres.

Le bonheur qu'elle m'a apporté ces derniers mois, je le garde sous une cloche au chaud, et je me berce avec le soir au lieu de sentir sa peau contre la mienne. Mes souvenirs, c'est ce qu'il me reste pour avoir la force de continuer.

Demain, ce sera grand, beau et merveilleux quand aujourd'hui tout semble bien face. Une vie sans aimer n'a vraiment aucun sens. Alors je vais aimer ce que je vais créer en attendant d'avoir à nouveau le droit de l'aimer elle.

Prends-moi comme je fuis

Trop de gens refoulent leurs émotions ou les nient, si bien qu’ils ne savent même plus ce qu’ils éprouvent. En voulant se les épargner pour éviter la souffrance, ne risque t-on pas de détruire la communication avec soi-même et aussi avec les autres ? Il ne faut pas oublier que les choses auxquelles nous résistons ont tendance à persister.
Si nous essayons de nous dissocier des sentiments que nous éprouvons, nous ne modifierons ni notre regard, ni notre perspective et nous nous poserons inlassablement les mêmes questions.

Dans l’amour égoïste, on aime ou on n'aime pas. Il y a donc une émotion correspondant au contraire de cet amour :  la haine, car sous l’emprise de cette émotion on ne peut haïr que ceux que l’on a aimé de cet amour là. Cet amour suppose que la personne sur qui est projeté cet amour, doit au moins aimer à la hauteur de ce qu’elle est aimée. Derrière cet amour, ne se cache t-il pas un besoin d’être aimé? L’amour égoïste est conditionné par l’ego, il est « calculé » pour se satisfaire consciemment ou inconsciemment, il n’est donc ni offert ni permanent.

Le véritable amour,  souvent appelé amour inconditionnel, est tout autre. Certains peuvent penser qu’aimer ainsi inclus des sacrifices, oui, il y en a un, sacrifier notre égoïsme !

Ainsi,  pour ne pas rester à la merci des tempêtes psychiques qui soufflent dans notre direction, n’est-il pas mieux d’accepter nos émotions comme étant une aide à la compréhension de soi ?

Pour qu’elles puissent être une aide, nous devons d’abord comprendre qu’elles agissent dans notre intérêt. Nos émotions, mêmes « douloureuses », sont comme une boussole, elles nous indiquent la voie à suivre. Les émotions que nous considérons comme étant négatives ne sont-elles pas des signaux qui nous appellent à l’action ?
Pour cela, il suffit d’apprendre à identifier celles qui augmentent notre « pouvoir » et celles qui le diminuent, et à utiliser à bon escient ces deux sortes d’émotions afin qu’elles soient une aide pour nous réaliser. Le but étant de gérer l’expérience de la manière objective.

Prenons conscience que l’émotion nous domine et nous induit parfois en erreur, elle conditionne l’esprit et lui fait adopter une certaine vision des choses. Néanmoins, certaines émotions à connotations négatives comme la colère, peuvent être « aidantes ». Par exemple, lorsqu’une injustice nous révolte, notre colère peut être constructive dans la mesure ou elle peut faire évoluer les choses. Mais lorsque nous projetons notre colère sur autrui pour se défouler, par blessure d’ego, elle engendre de la souffrance, pour autrui, mais aussi pour soi.  Aristote disait à propos de la colère : « n’importe qui peut se mettre en colère, c’est facile, mais se mettre en colère avec la bonne personne, au bon degré, au bon moment, pour la bonne raison et de la bonne façon, cela n’est pas facile ».

En réalité, mis à part les émotions pathologiques de violence et d’impulsivité, nuisibles à la santé, nos émotions ne sont, ni positives, ni négatives, c’est une interprétation que l’on fait d’un ressenti.
Tout dépend si elles conduisent  au bien-être ou à la souffrance, l‘essentiel est de les identifier pour éviter de donner libre cours à celles qui font obstacle à notre paix intérieure. Il est préférable de les empêcher de monter en puissance, car c’est lorsque leur charge émotionnelle, atteint un seuil critique, qu’elles deviennent pathologiques. Il ne faut surtout pas les refouler car elles réapparaîtraient avec plus de virulence dès la moindre occasion et peut-être même, contre nous-mêmes.

Nous devons prendre conscience de « ce » qui fait échos en nous, et de ce qui nous fait réagir et pourquoi. Par exemple pour une souffrance liée à la non-satisfaction d’un désir, quelle est la véritable origine de ce mal-être ?  Pourquoi laissons-nous les pensées nous tourmenter, etc. ?

Ce qui fait notre dualité, c’est tout un processus d’émotions (désir/aversion, attraction/répulsion). Nous réagissons comme le fer repoussé ou attiré par l’aimant.

Ce qui compromet notre « paix » intérieure, c’est le jeu des dualités et des oppositions ; toutes les manifestations de non-amour (rejet, rancune, condamnation, mépris, jalousie …).





lundi 25 mai 2015

Je l'attends

Etre convaincu du plus profond de son âme que cette femme qui passe son temps à fuir mes bras est et sera la seule et l'unique.
Pas une seconde ne passe sans que je pense à elle, sans que mon coeur palpite en l'imaginant. Je sais que c'est plus profond que toutes les aventures à la con que nous pourrons avoir...

Ses silences, l'amour qu'elle m'a repris, la distance, tout ça est douloureux et je dois attendre qu'elle veuille me voir et qu'elle se rappelle qu'elle m'aime.

Le temps est long sans elle et sa peau, ses lèvres, me manquent furieusement

Je hurle son nom jour et nuit et j'attends son retour...


dimanche 24 mai 2015

Et maintenant, je fais quoi?

Je devrais aller me coucher mais je ne le peux pas. Selon tous les critères en vigueur, cette soirée était parfaite. Ai-je changé?

Chaque compliment reçu était une déclaration de guerre. Ils m'ont cherché, ils m'ont défié, ils m'attendaient. Tu es génial mais je te déteste. Tu es incroyable mais je te hais. Pourquoi, ce soir, ai-je vu l'envers du décor? Pourquoi ce soir, je me suis senti comme l'ennemi en terrain hostile?
Pourquoi, ce soir, particulièrement, je ne me suis pas contenté de ce que l'on me donnait, qu'il s'agisse d'intellect ou de séduction? Pourquoi ce soir, j'ai eu envie de hurler que je ne suis pas ce putain de personnage social mais Moi, Moi, juste Moi. Pourquoi ce soir, chaque joute verbale gagnée n'était pas une victoire mais un coup de poignard.

Je sais que j'ai passé des années à construire ce que j'ai aujourd'hui entre les mains. Je sais ce que j'ai fait, acquis et prouvé. J'ai été haï pour ma différence, pour ma faiblesse. Je suis haï désormais pour ma force, mon intelligence. Et cela ne me posait aucun problème auparavant. C'était ma victoire personnelle sur le monde d'être plus vif, plus fort, plus drôle. C'était une victoire. Ce soir, c'est une défaite.

Je crois que j'en ai fini avec le passé. Je ne suis plus en colère. Je ne suis plus l'enfant maltraité qui devait prouver sa valeur et déjouer le destin. Désormais je suis l'adulte qui n'a plus de but parce que l'objectif de l'enfant abîmé est réalisé.

Formidable, l'enfant est apaisé. J'ai gagné. Et maintenant?

Il aura fallu la moitié d'une vie pour sortir en vie d'une enfance. Je suis la moitié d'un amour grandiose et formidable qui se vit par intermittence. C'est un peu maigre même si c'est une chance dont je reconnais l'incroyable valeur.

Trente années, consciemment et inconsciemment à me battre contre la terre entière. Et la guerre est finie. Je suis comme un militaire que l'on renvoie dans le civil. Plus d'objectif, plus de combat.

Je rempilerais là pour une année ou deux de trauma, juste pour savoir où je vais. Rien que de l'écrire, je me trouve ridicule. On peut redoubler la classe de progrès?

Tout ce que j'ai construit, tout ce que j'ai fait, tout ce que j'ai appris, tout ce que je suis... Tout. Tout et vraiment Tout. Tout n'avait pour unique objectif que de démontrer qu'un enfant que l'on a massacré peut s'en tirer.

Je peux donc témoigner. Un enfant dont personne ne veut et qui trimbale mille traumatismes ou maladies peut réussir et peut construire. Et devenir adulte.

Je ne me compare à personne mais que personne ne se compare à moi. C'est une famille entière qui a décidé de me mettre à l'assistance publique. C'est un père biologique malheureux qui s'est laissé mourir, après avoir écrit une lettre destinée à mon adoption.
Ok, adopté. Papa et la méningite qui le changera pour toujours. Maman et ses multiples dépressions et cures de sommeil. Papa qui buvait mais qui arrête. Maman qui se décharge sur moi parce que Papa n'est pas là. Maman qui part dans la nuit souvent et moi qui attend son retour sans relâche. Maman qui me montre l'orée du bois où l'on pourrait bien me laisser si je ne suis pas gentille. Papa qui me rappelle que je ne suis pas sa fille.

Et bien, toute cette merde,j'en ai fait le tour. Je ne dis pas que certaines choses ne m'attristent pas  mais je ne suis plus en guerre.

Je ne suis plus en guerre.
Et maintenant, je fais quoi?








vendredi 22 mai 2015

Ne pas construire ne veut pas dire détruire

Il y a des moments où il devient impossible d’interagir avec les souffrances, les angoisses et aussi la colère. Et je me refuse à devenir dépendant de médication lourde pour gérer. Alors je teste aujourd'hui la méthode douce, à savoir l’homéopathie contre l'état anxieux et les angoisses. En espérant que je ne sois pas en train de sucer l'équivalent d'un sachet de Haribo.

Je ne suis pas parfait et j'apprends sur le tas à comprendre l'autre et surtout à me comprendre moi. Mais si j'ai pu par le passé ne pas être digne de confiance, je fais aujourd'hui très attention à tenir mes engagements (sachant que je tiens même des engagements que l'on ne m'a même pas demandé, voire limite qu'on me reproche).
Alors j'ai vraiment beaucoup de mal à me voir reproché des fautes que je n'ai pas commise, surtout quand elles proviennent de gens qui se permettent de se mêler de ce qui ne les regarde pas. Surtout quand ces gens ont plus de crédit que moi aux yeux de celle que j'aime. Mais que l'on m'apporte les preuves que je suis indigne d'être aimée et indigne de confiance. Je prendrais ses preuves pour argent comptant et partirai avec la dignité que je n'ai pas - il parait - sans gueuler.

Je ne sais pas si je suis triste, déçu, vexé ou en colère. Tout se mélange mais je sais une chose, c'est que je me tiens à une ligne de conduite précise et personne n'est en droit de remettre en question cela.

Si les tentatives de destruction des autres ont plus de valeur que mes tentatives de construction, alors les choses n'ont plus de sens.

Je me ferme à la communication réelle pour quelques temps, parce qu'il n'y a rien de bon dans ce à quoi j'assiste là.
A moi la retraite spirituelle pour quelque temps et bienvenue à cet espace d'expression personnel ici qui va me permettre de poser les pierres d'un nouveau Moi. D'un Moi dans lequel je crois.

Et il est bon que je me le répète comme un mantra : Je m'aime.
Et personne ne le fera pour moi, il faut que je me le rentre dans le crane.



Tristesse



J'ai le cœur qui s'émiette, L'amour dans les baskets. Le moral qui fait la tête.
Et je me sens bête.

J'écoute du tango depuis ce matin, sous toutes ses formes. Il semble que la musique et mes envies aillent dans la même direction.

Et j'ai envie de jouer du violon... Tout va bien donc





La jalousie, comme la peur ou la colère, n'est qu'un sentiment

Personne n'est immunisé contre la jalousie. Cela serait comme être insensible à la faim ou la colère. Certains peuvent être plus naturellement jaloux que d'autres, mais tout le monde peut se sentir jaloux. La jalousie, comme la peur ou la colère, n'est qu'un sentiment.

Mais la jalousie n'est pas vraiment une réponse à la vision de votre partenaire avec quelqu'un d'autre, en tout cas pas directement. Elle en dit plus sur votre propre sécurité ou insécurité qu'elle n'en dit sur les actes de votre partenaire.

La jalousie est plus répandue quand une personne se sent en insécurité, maltraitée, menacée ou vulnérable dans une relation. Si vous vous sentez en sécurité dans une relation, vous ne vous sentez pas jaloux. La jalousie n'est pas le problème. La jalousie est le symptôme du problème. Réglez le problème de l'insécurité ou des choses qui se cachent derrière un sentiment de vulnérabilité, et vous réglerez le problème de la jalousie. Donc l'astuce pour faire qu'une relation  fonctionne est de faire en sorte que chacun se sente en sécurité, précieux, et aimé.

Une relation poly dépend beaucoup plus qu'une relation traditionnelle de la sécurité et de la confiance mutuelles. Même la plus petite quantité d'insécurité dans une relation poly peut rapidement grossir au point d'être fatale à la relation.

Les problèmes sont encore plus exagérés si vous n'essayez pas de laisser s'exprimer vos peurs et vos sentiments. La clé nécessaire au fonctionnement de la relation est de parler de ses peurs, ouvertement et immédiatement, même si vous pensez qu'elles sont irrationnelles. Souvent, nommer vos peurs et les exposer en pleine lumière les prive de leur pouvoir.

Je pense qu'il est naturel de supposer que les personnes qui ne sont pas monogames sont immunisées contre la jalousie, mais ce n'est pas vrai. En fait la jalousie est le symptôme que quelque chose va mal. Souvent la jalousie représente le symptôme qu'une personne se sent en insécurité, ou menacée. En réglant le problème sous-jacent, la jalousie s'en va.

La jalousie, comme d'autres émotions, ne vient pas de nulle part. Elle vient d'un sentiment que les besoins d'une personne ne sont pas remplis, ou qu'une personne se sent menacée. Quelqu'un qui ne se sent pas menacé, ne se sent pas jaloux.

La clé pour vaincre la jalousie, dans mon expérience, c'est de s'attaquer aux causes sous-jacentes à la jalousie, et si possible, avant qu'elles ne fassent surface. Faites en sorte que votre partenaire se sente spécial, désiré, et aimé, et votre partenaire ne se sentira ni menacé ni effrayé.

Personnellement, je suis un grand fan de l'empirisme. Une de mes citations préférées est de Francis Bacon, qui a dit « Votre véritable personnalité ne peut être connue que par l'expérience, et maîtrisée une fois connue ». Je pense que les émotions, bien qu'elles ne soient pas rationnelles, ont souvent une raison à leur apparition. Elles sont une partie ancienne de votre cerveau, la partie qui n'a pas de langage mais qui essaye de communiquer avec vous.

Donc. La question est : pourquoi sommes-nous jaloux ? La jalousie est une émotion inhabituelle, dans le sens ou c'est un sentiment qui se construit souvent sur d'autres sentiments, comme la peur, la colère ou l'insécurité. Qu'est-ce qui déclenche la jalousie, et plus important, pourquoi ? Quand vous pensez aux choses qui vous ont rendu jaloux, quelle est la première réaction émotionnelle qui vous apparaît ? La peur ? La colère ? La tristesse ? Le rejet ? L'abandon ? Et qu'est-ce qui est sous-jacent à ces sentiments ? La peur de perdre la personne ? De ne pas lui suffire ? La colère de voir quelqu'un d'autre se mettre sur votre territoire ? Tout cela en même temps ? Aucun de ceux-là ?

La jalousie trouve habituellement ses racines dans d'autres émotions, comme la peur de l'abandon ou des sentiments de rejet, d'insécurité ou autre. Souvent le seul moyen d'affronter la jalousie est de se confronter aux émotions sous-jacentes. Si vous pensez que votre jalousie prend racine dans la peur, par exemple, la prochaine étape est d'explorer pourquoi vous avez peur, et de quoi, et s'il y a quelque chose que vous pouvez faire pour apaiser cette peur. Affronter la jalousie tête baissée sans résoudre les questions qui l'ont créée est souvent un exercice qui mène à la frustration.

La prochaine étape après avoir identifié les sentiments derrière la jalousie est de vous demander : à quoi servent ces sentiments ? Est-ce qu'ils servent un intérêt légitime ? Est-ce qu'ils vous préviennent d'un problème réel, ou alors servent-ils simplement leur propre intérêt ? Cela peut se révéler compliqué, plus particulièrement avec une émotion comme la peur. La peur peut se révéler être un avertissement légitime à un danger réel, mais peut aussi n'essayer de protéger qu'elle-même. Et si vous avez peur de quelque chose sans raison, votre peur va tenter de vous persuader que c'est réel.

Une chose qui est souvent peu considérée, spécifiquement dans la communauté poly, c'est qu'il y a des moments ou la jalousie est une réponse réelle et rationnelle à une situation. S'il y a un problème dans une relation, ou si votre partenaire utilise une nouvelle relation comme moyen de ne pas avoir à se confronter à des différends dans votre relation, alors la jalousie est une réponse raisonnable. Ceci dit, comprendre que la jalousie n'est qu'un avertissement qu'il y a un vrai problème et non de la "simple" jalousie qui n'en est pas un peut se révéler être une tâche plutôt ardue.

Où vous irez à partir de là dépend de ce que vous découvrirez sur les racines de la jalousie. Peur, insécurité, etc. sont tous des sentiments qui peuvent être surmontés, mais cela sera difficile sans les confronter directement et vous exposer délibérément aux choses qui vous font vous sentir mal ou en insécurité.

Cet article est traduit de l'article The Theory of Jealousy Management de Franklin Veaux.

La jalousie, crabe perfide

Comment passe-t-on d'une capacité à aimer passionnément dans la jalousie à un désintérêt complet pour ce que fait l'autre de sa vie et de son cul? Quelle est le déclic qui permet de trouver normal (et ça l'est, intellectuellement parlant, je le comprends) que l'être profondément aimé aille voir ailleurs, quand il devrait se sentir bien au sein de notre relation?
Et surtout, quel est l'intérêt de baiser ailleurs? Si l'amitié, les sorties, les projets, tout ça me semble acquis, je n'arrive pas à comprendre pourquoi il faudrait construire des relations avec son cul plutôt qu'avec sa tête.

Ma libido est intellectuelle, totalement intellectuelle et affective, ce qui fait, qu'effectivement, pour le moment, la compréhension me vient lentement, très lentement. Mais je n'ai pas le choix, il faut que j'intègre cette notion. D'abord parce que ce n'est pas la première fois que j'y suis confrontée, et parce que je ne souhaite pas perdre celle qui fait de ma vie un puzzle complet, quand bien même il y aurait des moments de souffrances.

Pour réussir à partager, il faudrait déjà que je sois moi-même capable de me partager. Il est évident que le blocage provient de mon manque de confiance en moi, et que ne pas suffire à quelqu'un m'embarque dans des affres de peur d'être abandonnée. Quand il est clair que ce n'est pas le cas, mais même justement l'inverse.
Mais le blocage provient également du sentiment de trahir l'autre, de me trahir, et de trahir l'amour que je lui porte en allant voir ailleurs, quand bien même j'en ai le droit. Il n'est donc pas uniquement question de peur, il est question d'une barre dans l'amour que je me mets beaucoup trop haute et de restrictions que je m'inflige seule. Mais comme souligné plus haut, dès l'instant où je me sens épanouie dans l'amour et la sexualité, je n'ai aucune envie d'aller voir ailleurs. Je n'en ai pas besoin parce que je n'ai pas peur d'aimer, ni de m'engager (désormais). Je ne fuis pas l'amour parce que je lui fais confiance, même si je me suis cassée la gueule mille fois. Est-ce cela le fond du problème ?

Je ne crois pas qu'un amour et une relation puissent se construire en se voyant une fois de temps en temps. C'est une aventure, pas une histoire d'amour. Quel est donc le juste équilibre entre le désir de construire une vie à deux et le désir d'être avec d'autres ?

Je dois me confronter à mon problème en face. M'obliger à aller contre mes barrières personnelles et les dépasser. Si je trouve normal d'aller voir ailleurs, je trouverais normale qu'elle aille voir ailleurs. Combien de gens rêveraient qu'on leur dise "vas y, tu peux aller voir ailleurs, c'est cool" et moi je rêve qu'elle me dise "sois mienne pour l'éternité"... Sans rire, je fonctionne à l'envers de tout le monde.

Alors j'ai pris le taureau par les cornemuses  et j'ai rappelé toutes celles que je sais vouloir avoir une aventure avec moi (ou avec qui j'ai déjà eu des aventures) et j'ai calé des rendez-vous un peu partout. Je vais pouvoir me demander sincèrement si cela m'intéresse, si je peux en avoir envie et si je peux y trouver un équilibre. Certaines d'entre elles sont passionnantes et intéressantes, est-ce qu'une relation charnelle peut avoir un intérêt supplémentaire même si pour le moment, la seule que je désire est celle que j'aime. Je dois sortir d'un amour qui prend toute la place dans ma vie, mon coeur, ma tête, pour le remettre à une autre place, comme elle l'a fait de son côté. Si elle est heureuse ainsi, pourquoi ne puis-je pas l'être? Je dois sonder mes désirs et mes envies et surtout ce que j'ai enfermé moi-même et le laisser sortir. Je suis peut-être quelqu'un de totalement différent et je l'ignore pour le moment.

Je ne suis pas avec elle par dépit ou parce que personne ne veut de moi. Je suis avec elle parce que mon âme l'a choisi Elle, et personne d'autre. Et que la beauté de ce que je ressens pourrait être entaché par tout ceci dans ma tête. Mais peut-être que ce ne sera pas le cas. Et que nous serons plus forts et solides dans notre amour en suivant ce chemin.

Pour le moment j'ai peur de m'y perdre, de la perdre. Je me sens comme une mouche emprisonnée dans un verre, je me cogne dans toutes les directions. Je dois prendre les choses dans l'ordre, les faire évoluer progressivement et ne pas la voir ni communiquer avec elle quand je perds le contrôle.

Je dois penser avant tout à moi, à mon bonheur, à ce qui me rend le plus heureuse et trouver un équilibre psychologique et émotionnel. Et ne plus prendre en compte qui que soit d'autre dans cette équation, comme elle le fait.

Je dois apprendre à m'aimer et me faire confiance, il est là le véritable objectif.
La plus belle déclaration est certainement : je m'aime.

Le chemin va être long.


jeudi 21 mai 2015

Exutoire

Il me fallait exorciser quelque chose, quelque chose qui n'a pour le moment pas de mots, pas de nom. Je me sens partiellement délivrée. Moi qui déteste profondément me salir les mains, j'ai pris plaisir à étaler de la peinture et la jeter au gré de l'exutoire

Je n'ai pas de talent pour la peinture, du coup je n'ai jamais peint et pourtant cela me semblait nécessaire. Tous les moyens d'expression me sont nécessaires, à la fois pour décharger mon émotionnel et également retrouver un équilibre dans l'estime de moi-même.

Cette toile représente étrangement ce que je ressens, ce que je suis en ce moment. Un amoncellement de choses, certaines en relief, d'autres plus profondes. Le chaos se peint et de dépeint

Cela n'a pas vraiment de sens, comme beaucoup de choses en ce moment... Il va me falloir trouver une direction


Ainsi débuta un long voyage...

Bien des années de fuite pour enfin réaliser qu'il faudra se confronter à ses émotions, à ce que nous sommes. Il faudra prendre à revers les souffrances, exprimer de milles façons le bonheur comme le malheur et attaquer un travail long et difficile, qui ne conduira pas obligatoirement vers l'accomplissement ultime. L’apaisement est déjà un objectif courageux

Je me regarde en face pour la première fois et je n'aime pas l'image que je renvoie, parce qu'elle ne correspond pas à ce que j'espérais et souhaitais de moi. Il ne sert à rien d'avoir de l'égo quand il ne produit rien.
J'ai donc décidé de grandir, de prendre mon âme par la main et de lui donner toutes les chances de s'exprimer.

Il y a aura ici de tout, du bon comme du mauvais, de l'amour comme de la haine. Et à force de soigner chaque petite blessure, un jour, je serai guérie du mal qui me poursuit inlassablement

Ainsi débute le Cautère d'Invidia

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